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  • La maison jaune de van gogh, un chef-d'œuvre à découvrir

    La maison jaune de van gogh, un chef-d'œuvre à découvrir

    La Maison jaune se trouvait sur la place Lamartine à Arles. Van Gogh y a vécu de mai 1888 à avril 1889, et il l'a peinte en septembre 1888. La toile, qui mesure 72 × 91,5 cm, est aujourd'hui au musée Van Gogh à Amsterdam. C'est à la fois un tableau de rue arlésienne et le portrait d'un projet qui a mal tourné : celui d'un atelier collectif avec Gauguin, lancé dans l'enthousiasme et terminé par une crise psychiatrique.

    Installation de Vincent van Gogh à Arles et aménagement de La Maison jaune

    Vincent van Gogh quitte Paris pour Arles en février 1888. Il veut de la lumière, des couleurs plus franches que celles du Nord, et surtout un atelier à lui. Il loue l'aile droite d'un petit immeuble sur la place Lamartine, au numéro 2. Deux pièces au rez-de-chaussée, deux à l'étage. Le loyer est de 15 francs par mois.

    Il repeint la façade lui-même. Dans une lettre à sa sœur Wilhelmina, il décrit ses choix : murs extérieurs en « jaune beurre frais », encadrements verts, volets blancs. Le jaune n'est pas décoratif. Van Gogh voulait que la maison capte le soleil d'Arles et le renvoie. À l'intérieur, il choisit du mobilier simple et accroche ses propres toiles aux murs, notamment les Tournesols, destinés à décorer la chambre de Gauguin.

    Il écrit à Theo presque tous les jours pendant l'aménagement. Les lettres parlent de peinture murale, de cadres, de chaises en paille. Vincent van Gogh prépare chaque pièce comme s'il montait une exposition permanente chez lui.

    Choix de la maison : location, couleurs et ambiance lumineuse

    La façade jaune, les portes vertes et les volets blancs ne sortent pas de nulle part. Van Gogh s'appuie sur ce qu'il voit autour de lui : les ocres des murs arlésiens, le vert des platanes de la place Lamartine. Il écrit à sa sœur : « C'est là que le soleil est le plus pur. » La maison est orientée plein sud. Le matin, la lumière entre par les fenêtres de l'atelier du rez-de-chaussée ; l'après-midi, elle tape sur la façade.

    Vincent van Gogh travaille dehors la plupart du temps, mais il tient à ce que l'intérieur soit aussi lumineux que ses toiles. Il repousse les meubles contre les murs pour dégager l'espace et laisse les fenêtres ouvertes.

    Projet artistique et communautaire avec Gauguin à La Maison jaune

    Van Gogh ne veut pas vivre seul dans cette maison. Depuis des mois, il écrit à Theo pour convaincre Gauguin de venir. L'idée : un atelier partagé où plusieurs peintres travailleraient ensemble, se critiqueraient, partageraient les frais. Une sorte de coopérative d'artistes dans le sud de la France.

    Gauguin arrive en octobre 1888. Pendant neuf semaines, les deux peintres cohabitent dans La Maison jaune. Ils peignent côte à côte, parfois le même sujet (les Alyscamps, par exemple). Ils discutent technique, se disputent sur la manière de peindre : Gauguin travaille de mémoire, Vincent van Gogh préfère le motif. Les désaccords s'accumulent.

    La cohabitation dure du 23 octobre au 23 décembre 1888. Deux mois exactement.

    Espoirs, collaboration et tragédie personnelle autour de La Maison jaune

    Pendant ces neuf semaines avec Gauguin, Vincent van Gogh peint à un rythme intense : Le Café de nuit, La Chaise de Gauguin, plusieurs autoportraits, des scènes de rue. La maison fonctionne comme il l'avait imaginé. Il produit, il échange, il a quelqu'un à qui montrer son travail le soir.

    Mais les tensions montent. Gauguin parle de repartir dès novembre. Van Gogh dort mal, boit trop, s'agite. Le soir du 23 décembre 1888, après une dispute, il se mutile l'oreille gauche avec un rasoir. Gauguin quitte Arles le lendemain. Vincent van Gogh est hospitalisé à l'hôtel-Dieu d'Arles, puis transféré à l'asile de Saint-Rémy-de-Provence en mai 1889.

    Il ne revient jamais à La Maison jaune. Ses affaires y restent quelque temps avant que Theo organise leur récupération.

    Analyse artistique du tableau La Maison jaune (1888) de Van Gogh

    La Maison jaune a été peinte en septembre 1888, un mois avant l'arrivée de Gauguin. Le tableau est au Musée Van Gogh à Amsterdam. C'est une huile sur toile de 72 × 91,5 cm. Van Gogh a peint la scène depuis le côté est de la place Lamartine, face à sa maison.

    Style postimpressionniste et présentation du tableau au Musée Van Gogh d'Amsterdam

    Le tableau est accroché dans les salles consacrées à la période arlésienne du musée. Van Gogh pose les couleurs en couches épaisses, sans les fondre. Le jaune de la façade est appliqué en plusieurs passes, ce qui lui donne du relief sous un éclairage rasant. Le cadre du musée est sobre, en bois clair.

    Dimensions de l'œuvre et contexte d'exposition

    72 × 91,5 cm. L'œuvre a été exposée publiquement pour la première fois dans les années 1920. Au musée d'Amsterdam, les cartels rappellent le contexte : l'arrivée à Arles, le projet avec Gauguin, la crise de décembre 1888.

    Aspect Description Particularité
    Technique Huile sur toile, couches épaisses au couteau et au pinceau Relief visible, traces de brosse apparentes
    Palette Jaune dominant, bleu intense pour le ciel Couleurs complémentaires posées côte à côte sans mélange
    Lumière Plein jour, ombres courtes, soleil haut La façade jaune absorbe et renvoie la lumière du Midi
    Composition Rue en perspective, bâtiments, passants, rails Point de fuite décentré vers la droite

    Composition picturale : formes, lumière et palette chromatique dominante

    La façade de La Maison jaune occupe le tiers gauche de la toile. Le jaune est posé en superpositions qui vont du citron au jaune de Naples. Le ciel bleu cobalt prend tout le haut du tableau et descend jusqu'aux toits. En bas, le trottoir et la rue sont dans des tons d'ocre et de terre, avec l'ombre d'un platane qui coupe la chaussée en diagonale.

    Le contraste jaune-bleu est le moteur du tableau. Van Gogh n'utilise pas de dégradés entre les deux : ils se touchent directement, ce qui crée une tension optique à la frontière entre le mur et le ciel.

    Éléments urbains et humains intégrés dans La Maison jaune

    Le tableau ne montre pas que la maison. On voit une femme qui croise un homme sur le trottoir, un adolescent qui traverse la rue, les rails du chemin de fer au premier plan. Au fond à droite, une maison rose à deux étages est à moitié cachée par un platane. Van Gogh a peint un bout de quartier, pas juste un bâtiment. Les passants donnent l'échelle et ancrent la scène dans le quotidien d'Arles en 1888.

    Couleurs contrastées, coups de pinceau et richesse expressive

    En dehors du jaune et du bleu, on trouve du rose sur la maison voisine, de l'orange dans les reflets du sol, du turquoise sur un volet, du mauve dans les ombres portées, du vert sur les portes. Van Gogh ne mélange presque rien sur la palette : il pose les couleurs pures les unes à côté des autres et laisse l'œil faire le mélange.

    Les coups de pinceau suivent les formes : horizontaux sur les murs, verticaux sur les volets, en courbe sur le feuillage du platane. La peinture est épaisse par endroits (la façade, le ciel) et plus fine ailleurs (le trottoir, les silhouettes).

    Refuge, inspiration et théâtre des émotions intenses de Van Gogh

    Vincent van Gogh a vécu dans cette maison pendant onze mois. C'est la période la plus productive de sa carrière : environ 200 tableaux, plus de 100 dessins, des centaines de lettres. Il se levait tôt, peignait dehors toute la journée, rentrait travailler à la lampe le soir.

    Moments de joie et créativité à La Maison jaune

    Entre mai et décembre 1888, Vincent van Gogh peint Le Café de nuit, La Terrasse du café le soir, La Chambre à coucher, les séries de Tournesols. Il décore l'atelier et la chambre d'amis avec ses propres toiles. Dans ses lettres à Theo, il est souvent enthousiaste, parfois euphorique. Il parle de projets, de tableaux à venir, de la lumière qu'il a trouvée à Arles.

    La chambre de Gauguin est prête des semaines avant son arrivée. Van Gogh y accroche quatre toiles de tournesols, choisies pour leurs tons jaunes et oranges.

    Crises, hospitalisation et départ vers Saint-Rémy

    Après le départ de Gauguin le 24 décembre 1888, Van Gogh est hospitalisé. Il rentre brièvement à la maison jaune en janvier 1889, mais les crises se répètent. Les voisins signent une pétition pour demander son internement. En février, la police le ramène à l'hôtel-Dieu. En mai 1889, il accepte d'entrer à l'asile Saint-Paul-de-Mausole, à **Saint-Rémy-de-Provence**.

    Il n'habitera plus jamais la place Lamartine.

    Période provençale : lumière du Sud, couleurs et influence japonaise

    Vincent van Gogh possédait plusieurs centaines d'estampes japonaises, achetées à Paris chez le marchand Bing. À Arles, il retrouve dans la lumière du Midi ce qu'il admirait chez Hiroshige et Hokusai : des ombres nettes, des couleurs franches, des contours découpés. La Maison jaune est peinte avec ce principe : aplats de couleur pure, formes simplifiées, pas de modelé progressif.

    La lumière du sud de la France a changé sa façon de peindre. À Paris, sa palette était plus sombre, ses touches plus fines. À Arles, il passe aux couleurs saturées et aux coups de brosse larges. C'est ce décalage qui rend la période arlésienne reconnaissable au premier coup d'œil.

    Tableau Lieu de création Influence japonaise
    La Maison jaune Arles Oui - aplats, contours nets
    La Vigne rouge Arles Couleurs pures posées sans mélange
    La Nuit étoilée Saint-Rémy Très marquée - motifs en spirale, ciel stylisé

    Impact majeur sur la carrière artistique de Van Gogh

    La période d'Arles dure quatorze mois. Vincent van Gogh y produit environ un tiers de son œuvre totale. La plupart des toiles connues du grand public datent de ces mois-là ou de la période suivante à Saint-Rémy. La reconnaissance est venue après sa mort : les premières rétrospectives ont lieu à partir de 1901, et les prix de ses tableaux montent dès les années 1910.

    • Les reproductions de tableaux de Van Gogh restent parmi les plus demandées au monde
    • Les estampes japonaises de sa collection sont aujourd'hui conservées au musée Van Gogh d'Amsterdam
    • Derain, Vlaminck et les fauves citent Van Gogh comme référence directe dès 1905

    Disparition de La Maison jaune et portée symbolique du tableau

    Le bâtiment a été détruit le 25 juin 1944 par un bombardement allié visant la gare d'Arles, située juste derrière la place Lamartine. Il n'a pas été reconstruit. Le tableau de Van Gogh est donc le seul document visuel détaillé de cette façade. Des photographies d'époque existent, mais aucune en couleur.

    Destruction pendant la Seconde Guerre mondiale et mémoire patrimoniale

    Aujourd'hui, une plaque commémorative marque l'emplacement de La Maison jaune sur la place Lamartine. Le quartier a été reconstruit après la guerre, mais dans un style différent. Les touristes qui viennent à Arles sur les traces de Van Gogh trouvent la place, le café (toujours debout, peint dans La Terrasse du café le soir), mais pas la maison.

    Reconnaissance posthume et influence sur les mouvements artistiques futurs

    Vincent van Gogh n'a connu aucune reconnaissance publique de son vivant. Les premières expositions posthumes ont lieu en 1901 à Paris, puis à Amsterdam. Dans les années 1950, il devient l'un des peintres les plus reproduits au monde. Aujourd'hui, ses toiles atteignent régulièrement les prix les plus élevés en salle de vente. La Nuit étoilée et La Maison jaune font partie des images les plus reconnaissables de l'histoire de la peinture.

    Son traitement de la couleur pure, sans mélange, a influencé les fauves (Derain, Matisse) dès 1905, puis les expressionnistes allemands (Kirchner, Nolde) dans les années 1910.

     

    Où se trouvait exactement la Maison jaune de Van Gogh ?

    La Maison jaune était au 2, place Lamartine à Arles. Van Gogh louait l'aile droite du bâtiment, orientée plein sud. L'immeuble a été détruit par un bombardement allié le 25 juin 1944. Une plaque commémorative marque aujourd'hui l'emplacement.

    Pourquoi Van Gogh voulait-il faire de cette maison un lieu d'artistes ?

    Van Gogh voulait créer un atelier partagé où plusieurs peintres vivraient et travailleraient ensemble, en partageant les frais et en se critiquant mutuellement. Il a convaincu Gauguin de venir, mais la cohabitation n'a duré que neuf semaines, d'octobre à décembre 1888.

    Quels éléments distinctifs retrouve-t-on dans le tableau La Maison jaune ?

    Le tableau montre la façade jaune de la maison, la rue, des passants, les rails du chemin de fer et un platane. Le contraste principal est entre le jaune de la façade et le bleu cobalt du ciel, posés côte à côte sans dégradé. Le format est 72 × 91,5 cm, huile sur toile.

    Comment la disparition réelle de la Maison jaune a-t-elle influencé sa valeur artistique ?

    Le bâtiment ayant été détruit en 1944, le tableau de Van Gogh est le seul document visuel détaillé de cette façade en couleur. Aucune photographie couleur d'époque n'existe. Cela fait du tableau un document historique en plus d'une œuvre d'art.

    Quel est l'impact de la Maison jaune sur la postérité de Van Gogh ?

    La période d'Arles, dont la Maison jaune est le centre, représente environ un tiers de la production totale de Van Gogh. C'est pendant ces quatorze mois qu'il a peint la majorité de ses œuvres les plus connues. Les fauves et les expressionnistes le citent comme référence directe dès le début du XXe siècle.